| La
convention de l'UNESCO de 1970 et la convention UNIDROIT |
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Le
patrimoine culturel est un témoignage des réalisations
de l'humanité, une source de connaissance que chacun
se doit de préserver et de transmettre aux générations
futures.
Pourtant,
chaque jour le patrimoine subit des menaces et des attaques
: le pillages des sites archéologiques, le vol des
objets dans les musées... Ces phénomènes
connaissent une ampleur sans précédent. Aucun
pays n’est épargné par ce fléau.
L’adoption
du Code
de déontologie de l'ICOM pour les musées,
la mise en place d’inventaire systématique des collections
et l’amélioration des normes de sécurité
dans les musées sont les outils que les professionnels
utilisent pour se protéger contre le vol et le pillage.
Nous souhaitons aujourd’hui souligner l’importance des instruments
juridiques internationaux comme la Convention
de l'UNESCO de 1970 concernant les mesures à prendre
pour interdire et empêcher l'importation l'exportation,
et le transfert de propriété illicites de
biens culturels, et la Convention d'UNIDROIT sur les biens culturels volés ou illicitement exportés adoptée à Rome
(Italie) le 24 juin 1995.
La
Convention de l'UNESCO de 1970 a déclaré illégal
l'importation, l'exportation et le transfert illicite des
biens culturels. En ratifiant cette convention, les Etats
parties s'engagent à prendre toutes les mesures nécessaires
:
a) pour empêcher l'acquisition par les musées
situés sur leur territoire de biens exportés
illicitement ; b) pour interdire l'importation des biens
culturels volés, dans un musée ou dans une
institution publique, après l'entrée en vigueur
de la Convention ;
c) pour saisir et restituer à la requête de
l'Etat d'origine tout bien culturel ainsi volé et
importé.
La
Convention de l'UNESCO de 1970 n'a aucun effet rétroactif.
L'application de la Convention entre en vigueur à
partir de sa date de ratification par le pays.
La
Convention UNIDROIT sur les objets volés ou illégalement
exportés est complémentaire à la Convention
de l'UNESCO. La disposition qui est peut-être la plus
importante dans la Convention pose le principe selon lequel
le possesseur d’un bien volé doit dans tous les cas
le restituer. Cette règle oblige donc l’acquéreur
à vérifier que le bien est rentré licitement
dans le commerce sous peine de devoir le rendre.
Ces
outils permettent de préserver le patrimoine culturel
et par conséquent la mémoire de l'humanité.
Ils sont une "arme" efficace dans la lutte contre le trafic
illicite des biens culturels. Aussi, l'ICOM engagent fortement
ses comités nationaux a faire pression sur leurs
gouvernements pour qu'ils ratifient ces deux conventions.
Pour
plus d'informations sur la convention UNESCO veuillez contacter
:
UNESCO
Division du patrimoine culturel
1, rue Miollis
75732 Paris Cedex 15
FRANCE
Tél : (33-1) 45-68-44-01
Fax : (33-1) 45-68-55-96
Pour
plus d'informations sur la convention UNIDROIT veuillez
contacter :
Mme Marina Schneider
UNIDROIT
Via Panisperna 28
00184 Rome
ITALIE
Tél : (+39) 06 69 62 11
Fax : (+39) 06 69 94 13 94
Email : unidroit.rome@unidroit.org
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